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Groupe Front de Gauche en région Midi-Pyrénées PCF-PG-GU

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mardi 6 juillet 2010

Appel à la mobilisation pour l’hôpital public

Vieu Marie-Pierre

Les projets d’avenir concernant les Hôpitaux des Hautes Pyrénées sont au cœur de l’actualité ; reste que c’est par l’intermédiaire de la presse locale de cette dernière semaine, et ce week-end du JDD, que nos citoyens voire l’élue que je suis, accèdent à la teneur des décisions en cours.

Cela pourra en rendre certains perplexes ; pour ma part cela me révolte, profondément !

Alors que plus de 20 000 lourdais et tarbais viennent de se prononcer via une pétition contre la mise en place du projet d’hôpital unique de Lanne, alors que 6500 habitants du plateau ont participé à une votation citoyenne initié par les communistes locaux pour refuser la fermeture de l’unité chirurgicale de Lannemezan, fait-on si peu de cas du message délivré, pour passer en force et au mépris de toute démocratie, imposer la mise en œuvre de la loi Bachelot dans notre département ?

Et que fait-on des interrogations de nos citoyens ; sur le devenir de la qualité de l’offre de soin? Sur une vraie prise en compte des pathologies et à l’inverse les risques réels encourus par la population si on exécute comme cela est programmé, les hôpitaux de proximité ? Sur leur désir de préservation et de modernisation d’hôpitaux publics qui ont fait et font encore la démonstration de leur efficacité ? Pour ma part si je m’en réfère aux arguments qui m’ont été objectés lorsque j’ai posé ces questions simples que ce soit en CA de l’hôpital de Tarbes ou lors du Conseil Municipal qui a évoqué le sujet, mises à part les mêmes logiques comptables qui justifient également les fermetures de Poste ou d’école, je n’ai rien entendu, non aucunes thèses soutenables qui viennent étayer ce carnage médical programmé pour liquider l’offre de soins d’origine des Hautes Pyrénées, construite autour de nos quatre Hôpitaux publics de Tarbes, Lourdes, Lannemezan et Bagnères.

D’autre part, je suis affligée d’apprendre que le 25 juin dernier, c'est-à-dire le lendemain même de la journée d’action nationale du 24, où 20 000 personnes ont défilé dans les rues de Tarbes pour préserver le principe de solidarité en matière de retraites, une parlementaire de gauche a fait se prononcer, majoritairement, l’Assemblée Générale des Maires de sa circonscription pour l’hôpital unique de Lanne sous prétexte de pragmatisme : la loi Bachelot qui place au premier plan l’idée de rentabilité et instaure une réforme du public tant sur le mode de la gouvernance que sur les moyens, ayant été votée, désormais l’ARS ( Agence Régionale de la Santé) s’impose à tous. Ainsi donc les élus de gauche, députés, sénateurs ou élus locaux, n’auraient plus qu’à accepter et à se soumettre aux diktats sarkozistes ? Pire dans ce cas, précéder l’appel et se faire les défenseurs zélés des positions de l’ARS, de messieurs Trémège et Artiganave?

Comment encore qualifier cette rencontre qui vient de réunir les parlementaires, les présidents des Commissions Médicale d’Etablissement (CME), le Directeur des hôpitaux de Tarbes et Lourdes viennent ainsi le nouveau Directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le Préfet des Hautes Pyrénées et dont le maître mot qui en est sorti, est la nécessité d’une coopération public/privé ce qui signifie en langage clair la libéralisation du secteur public hospitalier?

Il est clair que cette politique de la mise devant le fait accompli doit cesser ! Comme doit cesser cette tentative d’intoxication collective pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes et accepter un projet d’hôpital unique, qui n’est ni économiquement viable ni socialement acceptable ni humainement tolérable !

Poursuivons notre mobilisation : - Contre le projet de fermeture de l’Unité chirurgicale de Lannemezan - Contre le projet d’hôpital unique Tarbes/ Lourdes et la casse de l’offre publique haut-pyrénéenne hospitalière actuelle

Exigeons parce que c’est notre droit. - Un vrai débat public sur le projet d’hôpital unique, transparent et contradictoire - Au terme de ce débat, l’organisation par les pouvoirs publics, d’un référendum d’initiative locale.

Sur ce dernier point et relayant la démarche portée par les collectifs d’usagers, je vais interpeller ces prochains jours, l’ensemble des maires, conseillers généraux et conseillers régionaux afin de leur proposer, quelque soit leur appartenance politique de faire leur cette exigence démocratique, de s’engager pour cette concertation citoyenne, et de peser pour engager leur collectivité dans l’organisation de cette consultation.

J’appelle encore tous les haut pyrénéens à se mêler d’un débat essentiel pour leur avenir parce que c’est de notre santé et de nos vies qu’il s’agit !

Marie-Pierre Vieu, Conseillère régionale des Hautes-Pyrénées

mercredi 30 juin 2010

Palestine, question orale de Jeanne Jimenez

LOGO REGION

Monsieur le président,

Le 2 juin dernier, Marie-Pierre Vieu, pour le groupe du Front de gauche vous écrivait concernant l’envoi d’une importante délégation de représentants d’entreprises de notre Région est prévue à Tel-Aviv du 5 au 10 juin 2010, alors même que l’opinion publique mondiale était en train d’assister l’agression meurtrière dans les eaux internationales. Elle demandait dans ce contexte, un positionnement politique fort de la région Midi Pyrénées afin de geler si nécessaire toute relation ou toute coopération avec l’Etat d’Israël et de contribuer dans le cadre des compétences qui sont les siennes, à la possibilité d’une reprise du dialogue nécessaire à tout processus de paix.

Une motion a été adoptée à la CP du 3 juin que nous ne pouvons que saluer positivement. Le 7 juin, une délégation des comités de solidarité au peuple Palestinien était reçue ici même à l’Hôtel de Région, ce qui nous permettait de pousser encore notre échange sur les conditions d’une action concrète de solidarité de la Région Midi Pyrénées : boycott de certains produits, projets de développement , de coopération décentralisée avec des villages palestiniens…

Nous nous retrouvons aujourd’hui en session plénière dans un contexte international qui a peu évolué : en effet près de 3 semaines après l’acte de terrorisme d’Etat, de piraterie internationale commis par Israël dans les eaux internationales, au large de Gaza, de nombreuses questions restent posées. L’une d’elle, essentielle, comment, maintenant et tout de suite mettre fin au blocus de Gaza, qui, mis en place depuis trois ans asphyxie à petit feu plus de 1.5 million de personnes et constitue un point de blocage pour toute reprise des négociations politiques entre Israéliens et Palestiniens.

La marine Israélienne a commis un acte de piraterie. Le bilan est lourd, neuf morts et des dizaines de blessés. Cette attaque meurtrière a choqué le monde. Mais le gouvernement israélien soutenu par Washington et ses alliés européens qui dispensent une aide illimitée sur les plans militaire, économique et politique, amplifie l’agression envers la Palestine. Après l’attaque de Gaza, l’opération « plomb durci » de 2009 qui avait fait 1400 morts, les agressions israéliennes se sont multipliées, se traduisant par la construction de milliers de nouvelles habitations pour les colons dans les zones occupées, la poursuite de la « judaïsation » de la partie arabe de Jérusalem, la poursuite de la construction du mur de séparation et l’amplification du blocus contre Gaza, la déportation programmée de 70 000 nouveaux palestiniens dont 40 000 de la Cisjordanie et de Jérusalem car ils vivent illégalement sur leurs terres.

Depuis 40 ans Israël bafoue le droit international. Exigeons le respect de l’application des résolutions de l’ONU, la fin de l’impunité d’Israël et le jugement de tous les crimes de guerre . Exigeons des sanctions internationales et la suspension de l’accord d’association avec l’Union Européenne. La punition collective d’un blocus inhumain infligé au peuple Gazaoui n’a que trop durée, nous exigeons la levée immédiate du blocus. Exigeons la libération immédiate de Salah Hamouni étudiant franco-palestinien, emprisonné arbitrairement Exigeons enfin le droit à l'autodétermination et l'indépendance du peuple palestinien dans les frontières de 1967. Nous nous sommes entretenus aujourd’hui avec un universitaire juif Israélien de l’association connexion. Il nous a fait part des débats contradictoires qui bouleversent la société israélienne et la nécessité d’action internationale afin de contraindre le gouvernement israélien à abandonner sa politique expansionniste qui met gravement en danger l’espoir de paix durable au Moyen-Orient.

Je sais, Monsieur le Président que mon intervention empiète sur des questions de politique internationale que la région Midi Pyrénées ne pourra régler à elle seule ; mais voudriez-vous bien réaffirmer dans cet hémicycle votre condamnation ferme des actes perpétrés à Gaza ainsi que développer les conditions dans lesquelles notre région entend exercer sa solidarité au peuple palestinien ? Dit autrement quelles traductions concrètes comptez-vous donner à la motion adoptée par la CP du 3 juin ? De même, je voudrais assortir ma question d’une proposition ; dans plusieurs régions dont l’Ile de France grandit l’idée de l’affrètement d’un bateau humanitaire assorti d’une délégation de conseillers régionaux ainsi que de divers élus : pourriez-vous, Monsieur le Président, relayer cette exigence à l’ARF qui a la possibilité et les moyens de donner corps à cette demande ?

En vous remerciant.

Intervention de Guilhem Serieys à l'Assemblée plénière du 28 Juin 2010

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Monsieur le Président, Madame, Monsieur,

Je veux tout d’abord dire au nom du groupe Front de Gauche au groupe UMP que fuir le débat le matin pour venir affirmer avec aplomb l’après midi que le Compte administratif de la région est insincère et falsifié c’est en dehors du cadre acceptable dans un hémicycle démocratique. Nous n’acceptons pas de voir mis en cause ici l’intégrité des fonctionnaires territoriaux de notre Institution. Mon intervention sera volontairement courte ; saisissant l’actualité de cette DM n°1 pour revenir sur les conditions politiques et la situation dans lesquelles s’exercent nos responsabilités en ce début de nouveau mandat, la manière dont nous déciderons ou pas et comment riposter face au cadre du débat budgétaire voulu par le gouvernement, d’utiliser la région comme un levier d’alternative efficace aux politiques de casse de la droite.

Bien sûr je tiens en premier lieu à saluer l’inscription de crédits nouveaux pour financer de nouvelles mesures allant dans le sens d’une véritable équité sociale ; de ce point de vue, le groupe Front de gauche se félicite de l’acquisition d’ordinateurs portables aux lycéens entrant en classe de seconde et ce, dès la rentrée 2010.

Dans le contexte de crise aiguë que nous traversons et de régression pour de nombreux ménages, nous ne pouvons banaliser une telle mesure, qui fait le choix de l’accès de tous à la connaissance et au savoir quand tout est mis en œuvre pour réduire la formation initiale à la notion de savoir minimum, privatiser les oeuvres sociale et faire reculer l’espace laïc jusqu’à vouloir en faire le carrefour des communautarismes. De fait, établir l’égalité d’accès à l’informatique est un acte politique à part entière qui participe d’une logique d’un développement social, solidaire et citoyen de notre région au même titre que les politiques que nous avons initiées et continuons à porter en matière de transports (TER, développer), des lycées, pour ne citer que ces grandes compétences. Une mesure ambitieuse au regard de la réforme de la fiscalité qui se profile. On ne peut pas en rester là. Car nous le savons, et l’avons évoqué longuement ce matin au travers du débat sur la réforme territoriale ; nous sommes avec la suppression programmée de la taxe professionnelle dans une situation conduisant à l’asphyxie des collectivités territoriales et mettant en cause leur principe constitutionnel de libre administration. 28 milliards de recettes fiscales pour la TP en 2009, 17 milliards s’agissant du rendement prévisionnel de la nouvelle cotisation économique territoriale d’autres mannes de financement mais au total une réforme qui fait la part belle aux entreprises avec l’objectif de faire porter l’effort fiscal par les ménages. L’objectif réel de la réforme, comme l’avoue sans détour Nicolas Sarkozy, est « d’adapter notre territoire aux réalités de la mondialisation et de l’économie contemporaine ». Dit autrement pour décrypter la rhétorique libérale : pour rentabiliser ou marchandiser le maximum d’activités et ici, une part prépondérante des missions dévolues aux services publics locaux. Le groupe Front de gauche s’oppose fermement à cette conception qui est une offensive sans pareil contre notre système de protection collective et de solidarité républicaine. Avec la crise économique et financière et la décision du gouvernement et des gouvernements européens de soutenir les banques et les marchés financiers, de suivre les préconisations du FMI, de ne pas remettre en cause les grandes orientations du traité de Lisbonne, il s’agit alors de faire payer par les collectivités territoriales et la population, la crise et les inconséquences de la droite sur la gestion publique de l’état en réduisant leurs dotations et en les piégeant dans un dilemme inacceptable pour les populations : baisser les dépenses utiles ou augmenter les impôts locaux. Monsieur Thouroude : Ce que vous avez dit est faux. Nous ne payons pas aujourd’hui les pots cassés de la gestion de la gauche. Contrairement à ce que vous avez dit, le gouvernement Jospin avait mis les comptes sociaux à l’équilibre, comptes que vous mettez en déficit délibérément depuis 2002. Le gouvernement doit balayer devant sa porte non en réduisant les dépenses publiques mais en abolissant le bouclier fiscal et en taxant les revenus financiers. Mais il nous appartient, nous semble-t-il, plutôt que d’assister impuissants à l’asphyxie financière de nos collectivités, de mettre tout en œuvre pour contrer ces choix, de créer chaque fois que c’est possible les marges de manœuvre pour un débat et une mobilisation populaire afin d’imposer de vraies politiques régionales de progrès prenant en comptant la satisfaction des besoins des populations et une plus grande solidarité entre les territoires. La boussole de nos choix, ce doit être l’intérêt général et non la logique comptable de précaution budgétaire. Allons-nous devancer l’application de la réforme sans nous battre ? L’anticiper en commençant çà et là à stimuler les économies ( - 5% sur tels secteurs..) au nom d’une réforme encore en discussion ? Ce ne serait pas conséquent. Affichons la volonté de maintenir nos interventions fondamentales de solidarité et de progrès. Mercredi dernier, 58 présidents de CG se sont réunis pour évoquer les difficultés de leurs collectivités face à la réforme des collectivités. Parmi eux, celui du 93 s’est arrogé le droit de faire voter un budget en déséquilibre qu’il a qualifié de budget de révolte : signifiant par là qu’on atteignait dans ce département un seuil de non retour. Je sais bien qu’il est formellement interdit aux collectivités de sortir de la règle de l’équilibre des dépenses . Je n’érige pas ce cas en exemple, mais il me semble qu’il prend en compte la préoccupation fondamentale qui doit la nôtre aujourd’hui : comment ce débat sur la DM1 peut-il nous permettre d’interpeller les habitants de Midi-Pyrénées sur le devenir de leur région, comment nous donner les moyens d’être acteurs de la riposte que nous voulons opposer à la politique d’asphyxie de l’Etat ? Comment et j’en reviens au début de mon propos notre institution prend –elle le parti de la résistance et de la contre-offensive ? Un dernier mot pour souligner qu’il me semble que le contexte social vient donner une acuité particulière à mes propos : deux millions de manifestants dans les rues jeudi dernier 65 000 à Toulouse, 20 000 à Albi et Tarbes, plus tous ceux qui n’avaient les moyens de descendre dans la rue mais étaient solidaires. Un pays au bord de l’explosion sociale, avec des perspectives à court terme des plus sinistres : explosion du chômage et de la précarité, détricotage méthodique des acquis sociaux (retraite, sécu) 100 000 suppressions de postes dans la fonction publique d’état au cours des 3 dernières années et la perspective de nouvelles réductions de 35 000 postes par an en 2011 et 2012. On peut parler ici d’un véritable acharnement. Prenons alors toutes nos responsabilités en ayant conscience qu’avec 21 régions dirigées par la gauche nous avons une représentation réelle pour peser et marcher la tête haute avec le soutien du peuple français.

Intervention de Christian Picquet l'Assemblée plénière du 28 juin 2010

LOGO REGION

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Vice-Présidents, Mes Chers Collègues,

Le groupe du Front de gauche ne peut que partager les grands éléments de diagnostic présenté à notre réflexion en introduction de ce débat.

Vous me permettrez toutefois d’élargir mon propos car, n’en déplaise à Monsieur Deville, l’on ne peut dissocier la réorganisation des collectivités territoriales de la politique globale qui s’abat sur notre peuple et, plus généralement sur ceux de toute l’Europe.

Il n’est pas anormal que les élus que nous sommes en débattent, car nous sommes des élus politiques, qui devons de siéger dans cet hémicycle aux programmes que nous avons défendus. Il faudra rappeler nos collègues e l’UMP à cette évidence démocratique.

Notre pays, nos collectivités locales et territoriales, nos concitoyens doivent aujourd’hui affronter les retombées de la folie spéculative qui s’est déchaînée dans l’ensemble de la zone euro.

Partout, pour satisfaire les exigences des banques et des fonds d’investissement, au nom des critères ultralibéraux du traité de Lisbonne, on inflige aux peuples des cures d’austérité aux conséquences catastrophiques.

Conséquences, en termes d’asphyxie des économies et de récession mondiale, à propos desquelles même le chef de file de l’administration américaine vient de mettre en garde les dirigeants européens…

En France, la majorité aux affaires relaie ces choix économiquement et socialement néfastes.

Elle impose à notre peuple une purge sans précédent depuis la Libération. Et ce, pour le seul avantage de cette infime minorité qui ne cesse, depuis trop d’années, d’accumuler les richesses, mais se soucie comme d’une guigne de l’intérêt général. Les récentes révélations de la presse, concernant la première fortune de France et la bienveillance dont ses pratiques fiscales ont pu bénéficier en très haut lieu, viennent de nous en donner un aperçu.

· Au nom d’un endettement public considérablement aggravé par le soutien de la puissance publique à ces banques qui ont placé la planète au bord d’un krach voici deux ans, on soumet la majorité des citoyens, des salariés, des jeunes à une austérité aussi absurde que génératrice d’injustices croissantes ;

· Comme sur l’ensemble de notre continent, on organise la casse de la retraite par répartition, ce qui va provoquer un véritable recul de civilisation et faire glisser dans la pauvreté des millions d’hommes et de femmes ;

· Au nom de la « révision générale des politiques publiques », les services publics sont la cible d’une offensive sans précédent : = on transforme La Poste en société anonyme ; = la loi à laquelle Madame Bachelot donne son nom conduit à la fermeture de services et d’hôpitaux publics, amenant à la privatisation orchestrée de l’offre de soin ; = la loi NOME contraint EDF à livrer sa production au privé ; = sur fond de démantèlement de cette grande entreprise publique qu’est la SNCF, on programme l’ouverture à la concurrence des TER ; = l’enseignement public est la nouvelle cible désignée du pouvoir politique, sacrifiant du même coup l’avenir de notre jeunesse.

· Point d’orgue de ce bradage systématique des grandes conquêtes de notre peuple, nous voici effectivement confrontés à la réforme des collectivités territoriales. Nous ne devrions d’ailleurs pas, Mes Chers Collègues, parler à ce propos de « réforme », mais plutôt d’une contre-réforme qui va jusqu’à remettre en question le maillage territorial que nous avons hérité de la Révolution française, au prix d’une régression démocratique sans précédent. Nous en connaissons les points forts :

- mise en cause du couple commune-département, dont la haute figure de Jean Jaurès disait qu’il était le principal acquis du principe républicain français, l’aboutissement étant la recentralisation autoritaire des pouvoirs par l’affaiblissement des pouvoirs locaux, via la limitation de leurs compétences ;

- transformation de nos collectivités en simples exécutantes de la politique gouvernementale, au travers de la délégation de pans entiers de compétences relevant de la solidarité nationale ;

- organisation de l’asphyxie budgétaire de nos collectivités, faute du transfert des moyens financiers correspondant à leurs nouvelles missions imposées, ce qui se traduira par le creusement des inégalités territoriales, par des difficultés grandissantes pour les plus démunis, par des retombées dévastatrices pour l’emploi et la croissance ;

- éloignement accru des citoyens par rapport aux lieux de décision, ce que recouvrent, à la fois, la création d’un nouveau conseiller territorial disposant de moyens diminués, et un mode de scrutin destiné à déformer la représentation politique du pays, son premier effet étant au demeurant d’anéantir le principe de parité entre hommes et femmes.

Confrontés à un tel tableau, Mes Chers Collègues, nous ne saurions nous réfugier dans la déploration.

Nous ne pouvons davantage nous en remettre uniquement aux échéances politiques qui interviendront dans deux ans.

C’est aujourd’hui que se joue une bataille essentielle sur un authentique enjeu de société.

Nous nous trouvons, par conséquent, nous élus, devant une responsabilité primordiale.

La large majorité qui dirige notre Assemblée, comme les majorités qui président aux destinées de l’immense majorité des Régions françaises, en porte en effet témoignage : la politique mise en œuvre au sommet de l’État est totalement rejetée par le pays.

Les 14 et 21 mars, notre souverain à tous s’est exprimé clairement. Je veux évidemment parler du peuple, pas d’un président qui confond sa fonction avec la défense d’une oligarchie d’actionnaires uniquement préoccupée de recevoir des dividendes en augmentation constante et qu’est venu protéger un indigne « bouclier fiscal ». S’agissant de « morale » et « d’éthique », j’eus aimé entendre Monsieur Deville à ce propos…

Monsieur Sarkozy voulait obtenir un blanc-seing pour son action, il faisait même de ce scrutin le prologue de sa contre-réforme des collectivités territoriales. Il a été désavoué, dans des proportions inégalées, pour un gouvernement en place à des élections intermédiaires, depuis les origines de la V° République.

Depuis le mois de mars, les organisations syndicales rassemblées ont commencé d’organiser la défense du droit à la retraite à 60 ans et elles se trouvent soutenues par près de trois Français sur quatre, selon les enquêtes d’opinion.

Au nom du principe d’égalité, dans les divers départements de notre Région, on défend le fret ferroviaire, on refuse les fermetures d’hôpitaux ou de services, on engage la nouvelle bataille de l’école publique.

La colère est à ce point profonde que la résistance des collectivités territoriales s’organise à son tour.

Des conseils généraux, à l’exemple de celui de la Seine-Saint-Denis, ont ainsi décidé de refuser de céder au chantage à l’austérité qui prétend les contraindre à tailler dans leurs budgets sociaux écologiques ou culturels pour satisfaire aux contraintes d’une vision de la société qui n’est pas la leur.

Dans un élan unitaire remarquable, élus de gauche et, plus généralement, démocrates, se mobilisent un peu partout contre la politique du pouvoir. Dans notre Région, nos collègues du Tarn peuvent en témoigner... Le 3 juillet, dans ce département, ils interpelleront d’ailleurs vigoureusement Monsieur Gérard Larcher, en sa qualité de président UMP du Sénat…

Précisément, même le Sénat, où la droite est pourtant omnipotente, s’inquiète de la dangereuse logique du projet que Monsieur Sarkozy prétend imposer aux élus de sa propre majorité.

Mes Chers Collègues,

Le pouvoir UMP exerce sur notre souveraineté et sur les libertés locales une pression à tout point de vue intolérable. Mais il peut être mis en échec !

Nous n’avons pas reçu, des électrices et des électeurs de Midi-Pyrénées, le mandat de mettre en œuvre une politique que nous avons combattue et qui ne dispose pas de la moindre légitimité populaire.

Nous avons au contraire le devoir, non seulement de dénoncer cette politique, mais de nous engager dans la bataille pour créer un rapport de force tel qu’il impose au pouvoir l’abandon de dispositions si contraires au plus élémentaire respect de l’intérêt général.

Nous avons le devoir de saisir celles et ceux dont nous tenons notre mandat, afin qu’avec nous ils fassent monter en puissance un immense mouvement citoyen : pour obtenir le retrait pur et simple du projet de loi territorial ; pour refuser l’application d’une austérité qui prétend dicter nos choix budgétaires ; pour l’abandon du projet de casse des retraites ; pour soutenir les luttes des personnels et usagers des services publics ; pour que les salariés en lutte pour l’emploi et les salaires, à l’instar de ceux d’Airbus récemment, sachent qu’ils ont, en notre majorité régionale, un point d’appui déterminé.

Mes Chers Collègues,

Les premiers constituants à l’origine de la République dans notre pays disaient déjà que, lorsque la loi était injuste, c’était une obligation que de désobéir.

En suivant leur recommandation, dans le contexte particulièrement grave que nous vivons, et alors qu’un si grand nombre d’hommes et de femmes, issus des classes populaires, ont boudé les urnes au mois de mars, nous contribuerons à restaurer la confiance en l’action politique.

jeudi 10 juin 2010

Invivo, Marie-Pierre Vieu au côtés des salariés

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mardi 8 juin 2010

Invivo les salariés de Pommevic (82) en lutte

Vieu Marie-Pierre Depuis plusieurs jours maintenant, les salariés de Pommevic (Tarn-et-Garonne) bloquent leur entreprise après avoir appris, que cette usine (partie prenante du premier groupe coopérativiste français Invivo), va fermer ses portes le 13 juillet prochain et procéder au licenciement de ses 29 salariés au motif d’une production jugée « non rentable »

Nous condamnons cette décision et encore plus le fait, qu’elle ait été prise au mépris de toute concertation et réflexion sur une alternative viable alors que tout le système coopératif communique quotidiennement sur un mode de gouvernance démocratique, basé sur un salarié égale une voix et qui, de fait, peut s’avérer le meilleur rempart contre toute délocalisation. On peut constater désormais ce qu’il en est dans un groupe tel Invivo dont le seul objectif est de s’aligner sur les grands groupes capitalistes et de réduire son activité à la recherche d’un profit financier maximum

De plus le groupe qui génère 5,1 milliards d’€ de chiffre d’affaires ne se contente pas de brader cette unité de production, il renâcle en plus sur les conditions d’un plan de sauvegarde de l’emploi ! C’est scandaleux !

Après une première délégation du PCF du Tarn et Garonne qui s’est rendue sur le site, il y a quelques jours, une délégation des élus du Front de gauche au Conseil régional Midi Pyrénées a rencontré hier après midi les salariés en lutte et leur a exprimé toute leur solidarité et leur soutien.

Les élus FDG interviendront à tous les niveaux pour qu’une solution soit trouvée pour chaque salarié.

Ils ont également exprimé leur intention de suivre attentivement l’évolution du site, sa dépollution et toute éventuelle tentative de spéculation financière.

Immédiatement ils appellent la direction de l’entreprise à prendre toutes ses responsabilités en reprenant le dialogue et en proposant un plan social digne de ce nom.

Marie-Pierre Vieu Présidente du groupe Front de gauche PCF-PG-GU

lundi 31 mai 2010

Communiqué de presse

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Les Conseillers régionaux Front de gauche de Midi-Pyrénées condamnent l’attaque perpétrée par l’armée israélienne contre la flottille de la liberté apportant une aide humanitaire à Gaza.

Une opération sauvage commise dans les eaux internationales qui doit appeler une réaction sans faille de la communauté internationale.

Nous dénonçons la pénurie alimentaire dont souffrent les Palestiniens de la bande de Gaza et exigeons avec force la levée du blocus. Il n’est pas tolérable que l’état d’Israël organise cette situation d’insécurité alimentaire sur les Gazaouis.

Nous appelons les Midi-Pyrénéens à soutenir et participer aux rassemblements qui se dérouleront dans les prochains jours.

Marie-Pierre Vieu Présidente du Groupe Front de gauche PCF - PG - GU

mercredi 26 mai 2010

Conférence de presse Groupe Front de Gauche à la Région Midi-Pyrénées

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Une conférence de presse était organisée par le groupe Front de Gauche du conseil régional Midi-Pyrénées le 20 mai à Toulouse. Cinq des sept élus du groupe y participaient : Jeanne Jimenez, Martine Pérez, Christian Picquet, Guilhem Serieys et Marie-Pierre Vieu. Les deux autres conseillers régionaux du Front de gauche, Nicole Fréchou et Charles Marziani , pris par d’autres engagements, étaient excusés.

Tour à tour, les élus des trois formations composant le Front de gauche (PCF, PG et GU) ont affirmé devant les journalistes présents leur volonté commune : S’inscrire dans la majorité de gauche, en lien avec les mouvements sociaux et les aspirations populaires. Tout en prenant en compte le fait qu’en Midi-Pyrénées, comme au plan national, le PS regarde plus vers Europe Ecologie que vers la gauche incarnée par le Front de gauche.

Pour leur part, les conseillers régionaux du Front de Gauche veulent éviter toute « gestion plan-plan », toute approche routinière qui éloignerait du mandat donné par les électeurs de Midi-Pyrénées. Le respect de ce mandat implique de combattre résolument la politique néfaste du gouvernement Sarkozy-Fillon. Ce qui passe notamment par le refus, traduit en actes de résistance, voire de désobéissance, de tout accompagnement des orientations décrétées par la droite. On ne peut se laisser dicter par celle-ci, au nom des prétendues contraintes de gestion, des orientations massivement rejetés pas les électeurs.

« La gauche a été élue très largement en Midi-Pyrénées, une élection destinée à lui faire mener et réussir une vraie politique de gauche » : une des formules employées par l’un des élus présents résumait clairement leur volonté commune.

L’action des élus du groupe sur les principaux terrains d’intervention du Conseil Régional était évoquée : de la formation professionnelle aux transports régionaux, des lycées aux interventions économiques. A ce propos la nécessité de ne pas accepter de s’inscrire dans les schémas traditionnels laissant aux commandes le patronat et la finance et mettant à l’écart les salariés et les élus était fortement affirmée. C’est ce qui conduit les élus du Front de gauche à refuser de voter pour les très contestables « pôles de compétitivité » Tout en proposant, à leur place, des formules de coopération et de mutualisation entre entreprises, en y associant les salariés et leurs représentants.

Un dernier point était souligné avec force : les élus du Front de gauche seront dans la rue avec les manifestants qui battront le pavé, à l’appel de l’intersyndicale, pour la défense du droit à la retraite à soixante ans le 27 mai.

vendredi 30 avril 2010

GREVE A AIRBUS : Soutien des élus Front de gauche du Conseil régional

Airbus Depuis plusieurs jours les salariés d’Airbus sont engagés par milliers, à l’appel de leur intersyndicale, dans un puissant mouvement de grève pour l’augmentation des salaires et l’avenir de l’entreprise. Leur action est légitime, nous les assurons de notre soutien.

Leur mouvement est d’autant plus justifiée que les dirigeants du groupe ne s’appliquent pas à eux-mêmes la rigueur salariale qu’ils veulent imposer aux salariés : la presse révélait récemment que Louis Gallois, le grand patron d’EADS, la maison mère d’Airbus, a vu sa rémunération augmenter de 127% en 2009 par rapport à 2008 et a touché plus de 2 millions d’euros annuels.

Quant au gouvernement il doit intervenir sans tarder pour demander à la direction de renouer le dialogue avec les salariés et leurs syndicats.

Groupe Front de gauche

lundi 19 avril 2010

La SNCF ne peut devenir un gagne pain spéculatif !

Vieu Marie-Pierre Depuis bientôt deux semaines, des milliers de cheminots sont en grève, avec un taux de mobilisation particulièrement élevé dans la région Midi Pyrénées. Au cœur de leurs exigences : l’emploi, les salaires et les conditions de travail ; l’arrêt de la libéralisation du secteur du rail et des restructurations (filialisation, sous-traitance, éclatement par activités) ; la préservation de missions publiques qui font quotidiennement la preuve de leur efficacité pour favoriser une mobilité positive et un désenclavement des territoires, soucieux du développement environnemental et écologique.

Ces demandes sont légitimes et il est grand temps que le pouvoir les prenne en considération. Sans tenter de les dénaturer et de les dévoyer !

Ainsi, après ces jours de grandes tensions et de fortes mobilisations, la direction de la SNCF soutenue par le gouvernement Sarkozy propose d’ouvrir des négociations région par région, espérant ainsi jouer la division entre les salariés, affaiblir et déstructurer le mouvement.

Ce jeu est parfaitement irresponsable, encore plus pour une majorité qui vient d’être massivement désavouée par nos concitoyens pour lesquels la question du devenir des services publics reste majeure, ne tolérant aucune esquive.

Non, monsieur Sarkozy et monsieur Pépy , vous ne pourrez pas échapper à une discussion et à une négociation nationale ; il en va d’une affaire de respect et de démocratie de vos électeurs et partenaires sociaux ! Il en va encore d’une question d’efficacité économique car personne ne souhaite un enlisement du conflit, surtout pas les cheminots !

Les conseillers régionaux Front de gauche Midi Pyrénées tiennent à apporter leur plus fraternel soutien aux cheminots en lutte, leur exprimer toute leur solidarité.

Ils appellent encore la direction de la SNCF à prendre ses responsabilités en favorisant un dialogue global et en ouvrant de véritables négociations. Ils s’engagent pour que la Région Midi Pyrénées pèse dans ce sens.

Marie-Pierre Vieu, Présidente du Groupe Front de gauche au Conseil régional Midi Pyrénées.

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