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Histoire et mémoire

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Inauguration des Stèles aux familles juives mises en résidence à Aulus-les-Bains (Ariège)

Intervention de Josée Souque :

Souque Josee Comment ne pas être empreints d’une intense émotion après les témoignages poignants de ce matin, ces récits bouleversants, cette interprétation ingénue de cette fillette devant ces stèles dressées en plein cœur de la montagne d’Aulus … Vous venez chacune, chacun de retracer cette terrible période où l’effroyable s’est produit par la barbarie des hommes contre d’autres hommes, femmes, enfants … Vous venez aussi de rappeler la formidable solidarité, le courage qui se sont manifestés ici contre l’intolérable et cet hommage rendu aujourd’hui, est tout à l’honneur de celles et ceux dont les noms sont gravés sur ces pierres et de celles et ceux qui n’ont pas accepté cette traque, ce carnage et qui, du plus petit geste au plus grand, ont œuvré dans l’ombre pour la liberté de quelques uns. Parce que nous n’avons pas le droit de laisser cette histoire dans l’oubli, Parce que nous avons le devoir de perpétuer cette mémoire, de l’enseigner aux plus jeunes, nous inaugurons ensemble ces stèles qui ont pu être érigées comme la table d’orientation au Col d’Agnes, grâce à la coopération de la commune d’Aulus, du Conseil Général de l’Ariège, du Conseil Régional Midi-Pyrénées et de la Generalitad de Catalogne, au travers d’un programme européen Interreg III. Mais nous ne nous arrêterons pas là. Un autre dossier est en bonne voie toujours dans le cadre européen et cette même coopération transfrontalière entre la commune d’Aulus et celle de Tavascan en Catalogne, dossier inscrit dans le programme Interreg IV. C’est un projet d’une autre dimension. Il s’agit de réhabiliter le sentier de la vallée d’Ars que nombre de randonneurs empruntent très souvent sans savoir que ce magnifique lieu de verdure si paisible aujourd’hui, a été le témoin, le complice de tant de sentiments mêlés de peur, d’angoisses mais aussi de tellement de tendresse, de fraternité et a servi de voie vers la liberté. Chemin emprunté par ces familles, ces enfants épaulés par la population d’ici, notamment par Jeannette Rogalle dont ses filles sont mes amies depuis longtemps, chemin emprunté en sens inverse lors de la Retirada par les républicains espagnols. Ce chemin a une âme, il a une histoire certes douloureuse mais tellement empreinte de courage et d’humanité !... Cela vaut le coup de lui rendre sa noblesse, son histoire qui est celle de la coopération entre les peuples qui, dès lors qu’ils s’unissent, ont la force de passer et soulever les montagnes. Cela vaut le coup de donner aux jeunes la possibilité de le parcourir d’Aulus en passant par Tavascan et retour par Ustou et Aulus Cela vaut le coup qu’ils puissent ensuite le faire connaître autour d’eux pour que nous ne connaissions plus cela, pour que règne la paix dans le monde et que liberté rime avec solidarité et humanité. Je sais aussi qu’une salle d’expositions, de projections permanentes relatant cette période est en projet. Vous pouvez compter sur le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées ainsi que sur ma détermination pour aider à la réhabilitation de ces lieux de mémoire. Merci encore à Michel Veyssières, maire d’Aulus et à son conseil municipal pour cette journée magnifique… Et avant de terminer, permettez-moi de rajouter à la liste énoncée par Monsieur le Maire tout à l’heure, quelques autres noms qui sont encore dans l’ombre mais que je tiens à saluer ici, en m’excusant par avance de ne pas tous les citer : Olivier et Suzel Nadouce qui continuent par leurs écrits à faire vivre le musée de la Déportation à Varilhes et Jean-Marie Claustres, le guetteur du Mont Cein qui aujourd’hui accompagne les enfants des écoles sur ces chemins de la liberté. Pour que cette mémoire dont vous constituez encore la preuve vivante ne s’éteigne jamais, nous porterons ensemble cet espoir que nous voulons un jour concrétiser, celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Josée SOUQUE Vice-présidente PCF du Conseil régional Midi-Pyrénées

 

Marcel LANGER : Un combat la liberté.

Marcel LANGER

Mardi 5 février 2008, la mémoire de Marcel LANGER Commandant de la 35ème brigade FTP MOI ( Francs-tireurs et partisans main-d’œuvre immigrée) a été honorée. Une plaque a été apposée au mur de la petite gare Saint-Agne de Toulouse pour commémorer le 65ème anniversaire de son arrestation.

Militant communiste, internationaliste, son parcourt est exceptionnel. De la lutte contre les colons britanniques en Palestine en passant par l’engagement au sein des Brigades Internationales en Espagne puis en France par l’organisation de la 35ème brigade FTP-MOI.

Alors qu’il était sur le quai de la gare Saint-Agne ce 5 février 1943, attendant une jeune recrue prénommée Marie qui doit lui remettre une valise contenant des bâtons de dynamite, Marcel Langer est intercepté par la police puis écroué à la prison Saint-Michel et torturé. Condamné à mort par la cour d’appel de Toulouse, Marcel Langer, est guillotiné à l’aube du 23 juillet 1943 à la prison Saint-Michel.

L’ouvrier révolutionnaire qu’était Marcel LANGER est l’exemple même de ces étrangers qui ont donné leur vie pour défendre la liberté.

Les conseillers régionaux communistes de Midi-Pyrénées saluent la mémoire de leur camarade Marcel LANGER.