Cela fait des mois que la direction de Sanofi met ses salariés et la puissance publique devant le fait accompli de sa course à la distribution de dividendes monumentaux à ses actionnaires.

L’annonce faite, le 10 octobre, par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, du sauvetage du site de Toulouse, vient ainsi d’être démentie à l’occasion du comité central d’entreprise du groupe.

Le démantèlement de l’entreprise et, tout particulièrement, de son pôle « Recherche et développement », est donc toujours à l’ordre du jour, avec ses terribles conséquences sur les régions concernées et sur le développement industriel de notre pays.

Il est plus que temps que la puissance publique prenne ses responsabilités.

Elu de Midi-Pyrénées, je me suis à plusieurs reprises exprimé en ce sens, en participant aux manifestations des salariés ou devant l’Assemblée plénière du Conseil régional.

Une loi doit être votée en urgence pour empêcher de telles suppressions d’emplois à visée boursière. De nouveaux droits doivent permettre aux salariés et à leurs organisations syndicales d’intervenir sur les choix de développement de leur entreprise. Un vrai et puissant pôle financier public doit permettre de libérer le crédit de la contrainte des exigences de rentabilité qu’imposent les marchés. Et la question est désormais posée de la mise sous contrôle public d’un groupe comme Sanofi, dans la perspective de construire un grand pôle pharmaceutique public, à même de soustraire à la cupidité des requins du privé un domaine essentiel pour la santé de nos concitoyens.

L’heure est à l’action, pas aux tergiversations.