Monsieur le Président, Chers collègues,

La mise en œuvre de ce Schéma pose les enjeux actuels auxquels nous sommes confrontés comme collectivité régionale :

- Le rôle central que jouent les PME dans le développement et l’avenir de notre territoire régional. Elles sont effectivement les principaux moteurs de création d’emplois, elles sont cependant pour la plupart sous la coupelle de grands groupes.

- Les conditions d’accès au crédit se sont dégradées d’une manière conséquente avec la crise financière, industrielle et sociale du système capitaliste.

Comme l’indique la délibération, 68 % des dirigeants des PME expriment un besoin de financement (+ 8% par rapport à mars 2012), pour leurs investissements et pour leurs trésoreries.

Les outils financiers de capital-risque, qui ont pour caractéristique d’intervenir sur les fonds propres, mis en place par la Région, n’ont pas fait, nous semble-t-il, la pleine démonstration de leur efficacité.

Depuis son origine, L’IRDI a accompagné 448 entreprises avec 284 millions d’euros mais pour quels résultats en terme d’emplois et de création de valeur ajouté pour le territoire régional ?

Les outils financiers de la Région ont pour but d’intervenir en fonds propres pour aller chercher du crédit auprès des banques, qui sont soumises elles-mêmes aux taux d’intérêts fixés par les marchés financiers. Ces outils contribuent donc à alourdir les charges financières des entreprises et pèsent sur leur compétitivité.

Le Groupe Front de Gauche réitère sa proposition de mise en place d’un Fonds Régional pour l’Emploi et la Formation (FREF) avec une modulation des taux d’intérêts pris en charge par la Région en fonction des créations d’emplois, de la formation des salariés et du développement des PME.

Ce serait un outil adapté pour réduire les charges financières des PME et pour financer par les banques la création, le développement, l’innovation et la recherche des entreprises.